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EXPORTATION Le Japon doit-il se mettre à l'exportation?
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En 1960 l'économie japonaise reposait à 11 % sur les exportations (1). En 1999, les exportations japonaises représentent 10 % de l'économie du pays. Cette impressionnante stabilité contraste fortement avec l'économie française qui dépend de plus en plus de ses exportations. Celles-ci représentaient déja 14 % du PIB de la France en 1960, pour atteindre 29 % en 1999.
L'économie américaine, quant à elle, s'appuyait quasi-exclusivement sur son marché intérieur dans les années soixante. Epoque où, précisément, elle dominait l'économie mondiale sans partage. Les exportations des Etats-Unis ne représentaient ainsi que 5 % de son économie en 1960. Cette part n'a cessé de grimper depuis trente ans, pour atteindre le niveau des 11 % en 1999. On pourrait se dire que l'image d'exportateur agressif attribuée au Japon vient du fait que ce pays exporte plus de haute technologie qu'un pays comme la France, auquel on attribue une image d'exportateur de biens culturels, de mode, etc. Il n'en est rien. La comparaison entre les deux pays montre que chaque Français exporte en moyenne 1.102 $ de produits à fort contenu technologique quand un Japonais n'en exporte que 994 $ (2). Ce qui n'empêche pas chaque Japonais de produire en moyenne 34.210 $ de richesse par an, quand le Français n'en produit que 23.670 $ (3). En 2000, les exportations algériennes représentent 41% du PIB. Une question qu'on ne pose jamais dans le débat public en Algérie: Si le Japon vit quatre fois moins que l'Algérie de ses exportations sur quoi repose la puissance de son économie?
(1) Total des exportations de biens et services sur le PIB du pays en 1999. World Development Indicators Online. La Banque mondiale. (2) Calculés d'après les données publiées par le Rapport mondial sur le développement humain 2001. Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) (3) PIB par habitant en 2000. |
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Kenz el-Bled n°0, novembre 2002. |