SECONDAIRE

Trig el-lici (*)

 

 

Deux algériennes sur trois font des études secondaires, contre seulement une sur trois au Maroc.

 

 

En 1970, les Marocains étaient plus nombreux à aller au collège et au lycée que les Algériens. En effet, 289.327 jeunes Marocains faisaient des études secondaires, contre seulement 242.335 Algériens (1). Dix années plus tard, en 1980, le nombre des jeunes Marocains a fortement augmenté en passant à 797.110. Mais le progrès a été beaucoup plus important en Algérie, puisque la même année plus d'un million d'Algériens faisaient des études secondaires. En 1985, dans les deux pays le nombre progresse très vite et atteint 1,82 millions d'élèves en Algérie, pour 1,25 millions au Maroc.

En 1998 le nombre d'élèves du secondaire atteint 2,8 millions en Algérie, mais il stagne à 1,47 millions au Maroc.

Au final, deux tiers des jeunes Algériens (67 % en 1999/2000) font des études secondaires, alors que seuls deux jeunes Marocains sur cinq (39 % en 1999/2000) ont cette chance (2). De plus les jeunes filles Marocaines ont beaucoup moins de chances d'atteindre le niveau secondaire que les garçons, seules 35 % d'entre elles l'atteignent, contre 44 % des garçons. Alors qu'en Algérie, c'est actuellement le contraire qui se produit. 69 % des filles atteignent le secondaire, contre 65 % des garçons.

Qu'est ce qui explique la stagnation des progrès de l'enseignement secondaire au Maroc, en particulier celle qu'on observe depuis la fin des années quatre-vingt? Le 5 Octobre 1988 ou la chute des prix du pétrole en 1986 (3)?

 

(*) «La route du lycée», titre du premier enregistrement de Khaled en 1974 à Oran.

(1) Dans la terminologie internationale de l'UNESCO, les études secondaires comprennent le collège (3-ème cycle fondamental) et le lycée. Les chiffres sont extraits de la base de données de l'UNESCO.

(2) Taux brut de scolarisation dans le secondaire (UNESCO). Les données pour 1999 sont disponible dans le site de l'Institut de statistique de l'UNESCO. Pour les années 1970 à 1998, nous avons utilisé la base de données de la Banque mondiale: World Development Indicators Onlines.

(3) La boutade vise les explications spontanées fondées sur l'actualité «à chaud».

 

 


Kenz el-Bled n°0, novembre 2002.